Publié le 28/03/2025 à 07:57
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Un homme de 36 ans a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Metz à quatre ans de prison pour des faits de proxénétisme à l'encontre d'une mineure.
Ce dernier avait nié les faits, disant considérer les jeunes filles "comme (s)es petites soeurs".
Début 2021, quelques jeunes filles mineures, placées dans un foyer de l'ASE, commencent à découcher et à fuguer. Rapidement, une éducatrice du foyer déclare aux enquêteurs qu'un réseau de prostitution de jeunes mineures pourrait exister.
Elle fait notamment référence à "un Afghan qui traîne souvent devant le foyer, qui a un appartement à Woippy (en banlieue de Metz, ndlr) où il accueille" des mineures, avec de l'alcool, des stupéfiants, et organise des relations sexuelles tarifées.
Une des jeunes filles, partie civile au procès, a été un temps en couple avec le trentenaire. Il ressort de l'enquête qu'elle était l'instigatrice au sein du foyer, incitant d'autres mineures à se prostituer pour gagner de l'argent.
Il a été relaxé pour proxénétisme envers elle, en raison de dates erronées, mais a été condamné pour ces faits à l'encontre d'une autre mineure.
Niant les faits, le prévenu avait déclaré avoir "l'impression qu'ils se sont tous réunis au sein du foyer pour inventer une histoire pour (l')accuser".
Son avocat Arnaud Blanc avait plaidé la relaxe, estimant que "la majorité des témoignages" ne mettaient pas en cause le prévenu, pointant une enquête qui "a traîné".
En Moselle, un comité de suivi des situations de prostitution des mineurs a été mis en place en fin d’année 2023. Au 1er janvier 2025, 34 de ces situations ont été mises au jour. Le comité a notamment alerté sur une "montée en puissance du phénomène prostitutionnel" en Moselle.
(AFP)